La période de collectivisation

Après la Première guerre Mondiale, la Macédoine est incluse dans le Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, qui prend en 1930, l’appellation de « Yougoslavie ». Elle est soumise à la politique autoritaire de Belgrade jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, puis à celle de Sofia au moment de sa réannexion par la Bulgarie (1941-1944), qui fait partie des forces de l’Axe. Après la Seconde Guerre Mondiale, la Macédoine du Vardar devient une République fédérée de la nouvelle Yougoslavie socialiste de Tito. La guerre civile grecque de 1945 à 1948 cause un exode important des populations de Macédoine égéenne vers la Macédoine du Vardar.

Sous contrôle yougoslave mais pour la première fois souverain, le régime de la République de Macédoine cultive l'identité en officialisant, entre autres, sa propre langue en 1945. Ala fin des années 1960, des tensions entre les nationalités de la Macédoine yougoslave émergent, notamment avec les demandes d'une autonomie accrue de la minorité albanaise. A la mort du maréchal Tito en 1980, le mécontentement grandit dans les Républiques de la Yougoslavie contre la domination du Gouvernement fédéral par les Serbes. De même, la minorité albanaise exprime ses revendications face au gouvernement macédonien. Le gouvernement réagit en réprimant le nationalisme albanais. Il interdit les noms albanais et tente de réduire le taux élevé de natalité des Albanais. Mais dans le même temps, les droits des minorités dans le domaine de la langue et de l’enseignement sont renforcés.

La Macédoine connut un développement limité au sein de la Yougoslavie socialiste, et fut la plus petite république de la fédération et la plus pauvre.